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Biodiversité marine : La France pour un moratoire contre l'exploitation minière en eau profonde

Mardi 17 janvier, les députés ont adopté à la majorité absolue (215 voix pour, 56 voix contre) une résolution visant à défendre un moratoire contre l’exploitation des fonds marins dans les eaux internationales. Une décision abondant dans le sens des déclarations du Président Emmanuel Macron ayant officialisé, en novembre à la COP27, la position de France pour une interdiction de l'exploitation minière en eau profonde (Deep Sea Mining en anglais).

L'extraction minière en eau profonde vise à récupérer les nodules polymétalliques constitués de divers métaux : hydroxydes de manganèse, cuivre, cobalt, nickel, hydroxyde de fer, lithium, et quelques terres rares, entrant dans la composition des équipements électroniques. Les nodules polymétalliques se forment dans les plaines abyssales par précipitations de métaux contenus dans l'eau de mer autour d'un petit noyau (par exemple un bout de coquillage) et grossissent de quelques millimètres par million d'années.
La concentration en métaux des nodules dépasse largement celle des blocs extraits de la terre. À l'heure où l'extraction minière terrestre soulève de nombreuses controverses sociales et environnementales, la question de l'exploitation minière des grands fonds, c'est à dire à plus de 200 mètres de profondeur et constituant près de 60 % de la surface de la Terre, se pose.

De nombreuses études scientifiques mettent cependant en garde contre le développement de cette nouvelle activité. En effet, outre la pollution lumineuse et sonore des chantiers, l'extraction en eau profonde implique une destruction d'habitat fatale pour la biodiversité des fonds marins, une faune abondante et extrêmement diversifiée encore peu connue. Par ailleurs, l'aspiration des nodules entraîne un retournement de sédiment et un rejet en panache qui risque de retomber sur les organismes des fonds marins ou de rester en suspension dans l'océan, plus ou moins près de la surface, impactant l'ensemble de la vie marine. Les métaux en suspens comportent également un risque de contamination pouvant remonter la chaîne alimentaire jusqu'à l'humain. Enfin, l'activité d'extraction génère un réchauffement de l'eau néfaste pour la biodiversité.

L'activité de Deep Sea Mining entraîne en outre un risque de relargage du CO2 séquestré dans l'océan, et perturbe la fixation du carbone empêchant ainsi l'océan de jouer son rôle de puits de carbone.

Pour toutes ces raisons, et au nom du principe de précaution voté en 1992 par les accords de Rio, de nombreux États se sont mobilisés en faveur d'un moratoire contre cette pratique. La France est ainsi aux côtés de l'Allemagne, du Chili, du Costa Rica, de l'Espagne, des Fidji, des États fédérés de Micronésie, de la Nouvelle- Zélande et du Panama.

Du côté des entreprises, un certain nombre se sont également engagées à n’utiliser aucune ressource minière provenant des fonds marins pour la fabrication de leurs produits, tels BMW Google, Philips, Renault, Samsung, Tesla et Volvo.

Consulter le texte adopté par l'Assemblée nationale

 

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