Commission Stiglitz

La Commission sur la Mesure de la Performance Economique et du Progrès Social, a présenté son rapport lundi 14 septembre dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne.
Ghislaine Hierso, représentait Orée à cet événement.
 
Nicolas Sarkozy a prononcé le discours d'ouverture , indiquant que le rapport Stiglitz sera une « référence », et précisé que la France « se battra pour que toutes les organisations internationales modifient leurs systèmes statistiques ».avant d' écouter l'introduction générale prononcée par Joseph Stiglitz.

Intervenaient également :
  • Amartya Sen, de l'université de Harvard, conseiller du président de la commission
  • Jean-Paul Fitoussi, de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, président de l'Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE) , coordinateur de la commission. Voir son discours.
  • Juan Somavia, directeur général de l'Organisation Internationale du Travail ;
  • Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, Voir son discours
  • Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI ;
  • Nicholas Stern, de la London School of Economics et auteur du "rapport Stern" sur le changement climatique
  • Jacques Barrot, vice-président de la Commission européenne - la commission a d'ailleurs publié le 20 août 2009 une Communication : Le PIB et au-delà : Mesurer le progrès dans un monde en mutation qui interroge la même problématique que la Commission Stiglitz-Sen-Fitoussi.
  • Otaviano Canuto, de la Banque Mondiale ;
  • Angel Curria, secrétaire général de l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (accédez à son discours et au communiqué de l'OCDE).

Après des mois de réflexion sur fond de crise économique mondiale, la commission propose notamment de compléter la mesure du PIB par une série de nouveaux indicateurs, sans les énoncer, sur le bien-être des ménages, le développement durable et l'écologie. Le rapport Stiglitz remet en cause la position prédominante du PIB et de ce que cet indicateur mesure : la production et l’accumulation de biens.  
 
 
FNE se félicite que la Commission ne propose pas de remplacer un indicateur agrégé comme le PIB par un autre : le PIB vert car "un seul indicateur ne peut refléter la situation économique".
"Pour en avoir une idée juste, précise Christian Garnier, vice-président de FNE, il est fondamental de disposer de plusieurs indicateurs spécifiques quantitatifs chiffrés (eaux consommées et polluées, stocks de biodiversité, nombre d’espèces en danger, niveaux de bruit, formation des professionnels, etc.) ou qualitatifs (vulnérabilité des milieux, qualité des paysages, sensibilisation des citoyens et des responsables...)."
 
Voir également l'article du Monde du 15 septembre : Douze recommandations pour modifier et compléter les statistiques internationales
 
Sur la même problématique, la Commission européenne a publié le 20 août dernier une Communication : « Le PIB et au-delà - Mesurer le progrès dans un monde en mutation»,
Voir la communication 

Notons en lien sur ce sujet l'organisation par l'OCDE à Busan en Corée, du 27 au 30 octobre 2009, le 3ème Forum Mondial "Statistiques, Connaissances et Politiques" qui fait partie d'un projet mondial de Mesure du progrès des sociétés initié par l'OCDE en 2004. Joseph Stiglitz et d'autres membres de la Commission seront à Busan pour présenter leurs recommandations.