Evénements Orée

 Agenda des événements 2010 liés à la biodiversité.

 

 

 

Colloque Orée : rencontre d'experts Biodiversité et climat avant et après Copenhague

 

couverture HS

 


A la veille de la conférence de Copenhague, il semble que les enjeux de la biodiversité rejoignent ceux du climat sur l'agenda politique. Les déclarations des présidents Lula, Obama, Sarkozy ainsi que de Ban Ki Moon entre autres, vont dans ce sens.
Afin d'éclairer les enjeux scientifiques et économiques qui sont au cœur de cette très importante conférence, l'association Orée a sollicité des experts du changement climatique, de la biodiversité et des économistes de premier plan pour permettre aux participants de cerner les contours de ce que pourrait être le monde d'après Copenhague.


Elaboration du programme et contenu : Jacques Weber
Animatrice : Danielle Nocher

 

INTERVENANTS: 


Marie Blandin
 : Sénatrice et Vice-Présidente du Comité pour la biodiversité
Philippe Chalmin : Professeur à l'Université Paris Dauphine, Président de Cyclope et Membre du Conseil d'analyse économique
Christian de Perthuis:  Professeur associé à l'université Paris - Dauphine

Sylvie Joussaume : Directrice de recherche au CNRS, directrice du GIS Climat et Société
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Paul Leadley : Professeur à l'Université Paris-Sud
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Hervé Le Treut  : Membre de l'Académie des sciences et du GIEC, directeur de l'Institut Pierre Simon Laplace
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Jean François Soussana : directeur de recherche INRA
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Jacques Weber : Directeur de recherche au CIRAD, chargé de conférences à l' Ehess et l'université Paris 6, co-président du groupe de travail Orée sur la biodiversité , chercheur au CIRAD et membre de la commission du CAS
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Danielle Nocher, Fondatrice et Directrice de la publication de Valeurs Vertes, le magazine du développement durable
Ghislaine Hierso, Présidente de Orée et Directrice des relations institutionnelles de Veolia Propreté
Voir son discours

 

Retrouvez les actes du colloque en français et en anglais.  

 

Avec le soutien de :  la Fédération Française des Sociétés d'Assurances; LVMH; La Société des Agriculteurs de France; Veolia Environnement
En partenariat avec : Valeurs Vertes, le magazine du développement durable ; Cyclope , Confrontations Europe ; Euractiv.fr

 

 

Petit-déjeuner le 30 juin 2009 à l’occasion de la présentation du rapport du Centre d'analyse stratégique (CAS)

 

Dans le cadre de ses travaux sur l’approche économique de la biodiversité avec son groupe de travail et son guide « intégrer la biodiversité dans les stratégies des entreprises » Orée organisait un petit déjeuner débat le 30 juin autour de la présentation du rapport du Centre d’analyse stratégique intitulé « L’approche économique de la biodiversité et des services liés aux écosystèmes ». Le rapport propose une méthode pour évaluer la valeur financière de la biodiversité.
«La biodiversité est le sujet le plus essentiel, et le moins abouti», a déclaré Jean-Louis Borloo, lors de la présentation du rapport qu'il a également qualifié de «rapport Stern de la biodiversité».


Voir le rapport

Résumé du rapport

Composition du groupe de travail

 

Voir la présentation de Bernard Chevassus au Louis (réservé aux adhérents).


Les indicateurs de la biodiversité: rencontre débat organisée par Orée et Natureparif le 27 mai 2009

 

Ghislaine Hierso, présidente de Orée et Jean-Vincent Placé, président de Natureparif proposaient le 27 mai dernier une rencontre-débat sur les indicateurs de la biodiversité .
Les indicateurs de biodiversité sont aujourd’hui au coeur de plusieurs initiatives aux niveaux national, européen et international.
Au niveau régional, ils font également l’objet d’un intérêt croissant de la part des acteurs publics et privés franciliens.

  • Qu’est-ce qu’un indicateur ?
  • Quel est le rôle des indicateurs dans la gouvernance des changements de la biodiversité ?
  • Quels sont les indicateurs déjà développés ?
  • Quelles sont les méthodologies qui concourent à l’élaboration de ces indicateurs ?
  • Quelles complémentarités entre les indicateurs de biodiversité biologiques et socio-économiques ?
  • Quelle est l’articulation entre les indicateurs à des échelles différentes (locale, départementale, régionale, nationale, européenne...) ?
  • Quels sont les travaux menés en Ile-de-France ?

Avec les interventions de :
  • Jacques Weber
    Directeur de recherches au Cirad
    « Pourquoi a-t-on besoin d’indicateurs de biodiversité ? »
  • Iuli Nascimento
    Chargé d’études à l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme d’Ile-de-France
    « Les indicateurs de biodiversité dans le tableau de bord d’indicateurs de développement durable de la région Île-de-France »
  • Harold Levrel
    Cadre de recherches à l’Ifremer
    « Quels indicateurs pour mieux appréhender les interactions entre les dynamiques socio-économiques et les dynamiques de la biodiversité ? »
  • Olivier Renault
    Chargé de mission Biodiversité au Conseil Général de Seine-et-Marne
    « L’Atlas de la Biodiversité en Seine-et-Marne : collecter les données nécessaires au développement des indicateurs »
  • Dominique Maisonnave
    Directeur adjoint des Espaces verts du Conseil Général de Seine-Saint-Denis
    « Développer des indicateurs de biodiversité : les défis pour le département de Seine-Saint-Denis »
  • Nadia Loury
    Déléguée générale d’Orée
    « L’usage des indicateurs de biodiversité à l’échelle de l’entreprise »
    Voir la présentation (réservé aux adhérents)

 

 

Journées de l'EPBRS : "Biopersity & Industry" - 17 au 21 novembre 2008

 

Dans le cadre de sa participation aux travaux de l'EPBRS (plateforme européenne de recherche en biopersité) sur la thématique « Biopersity & Industry » , Orée organisait en novembre 2008 dans le cadre de la réunion semestrielle de l'EPBRS , événement de la présidence française de l'Union européenne, la 3ème semaine de la conférence électronique « Experiences and best practices from businesses » ainsi que la journée « Biopersité : entreprises et scientifiques dialoguent ».


La dernière session  « Comment intégrer la biopersité dans les stratégies des entreprises - retours d'expérience » animée par Orée a connu une forte participation européenne. L'Angleterre, la France, la Lettonie, la Lituanie, l'Italie, le Portugal, la Russie, la République Tchèque et la Suisse ont présenté des études de cas exemplaires (gestion de bassin captant, site de stockage de déchets) et des programmes en cours visant soit un secteur d'activité (agriculture), soit l'ensemble de la chaîne de production (parfums et cosmétique, agro-alimentaire).


Les membres d'Orée ont également participé activement au débat.


Les contributions, présentations PowerPoint et recommandations finales peuvent être consultées sur le site de l'EPBRS, avec une page dédié aux journées "Biopersity & Industry" qui se sont déroulées du 17 au 21 novembre 2008 à Paris.


En parallèle à ces dernières, Orée organisait avec la FRB, le mardi 18 novembre 2008, la journée de rencontres entre scientifiques et entreprises autour de la biodiversité .

 

 

Journée FRB/Orée, Biodiversité : les entreprises et les scientifiques dialoguent

 

La journée biodiversité et entreprises s’est tenue mardi 18 novembre 2008 au Muséum National d’Histoire Naturelle

 

Elle se situe dans le cadre de la Réunion semestrielle de l'EPBRS (Plateforme européenne pour une stratégie de recherche en biodiversité), événement de la présidence française de l'Union européenne et est organisée par la FRB.

 

Soutenue par le MNHN, Natureparif, France Nature Environnement, Diversitas et Veolia environnement, le colloque, animé par Denis Cheissoux,  journaliste à France inter, a eu un très grand succès et a fait salle comble. De nombreux adhérents de Orée étaient présents au côté des scientifiques.

Au cours de cette journée qualifiée « d’historique », acteurs économiques et scientifiques ont échangé pour établir un vrai dialogue sur une question complexe, qui est celle de l’intégration des activités économiques dans les limites de notre biosphère. Nous bénéficions depuis toujours des dons de la nature et compte tenu de la rareté croissante des ressources et de la dégradation des écosystèmes il est vital pour l’humanité de gérer le capital naturel de manière pérenne. Comment démontrer aux acteurs économiques que la biodiversité peut être source d’accroissement des profits et que l’on peut faire du profit une source de reconquête de la biodiversité ? Cette démarche passe par la co-construction d’indicateurs, macro et microéconomique aujourd’hui très théoriques, et nécessitant des pratiques de terrain.

Gilles Kleitz, conseiller technique au MEEDDAT a ouvert la séance en affirmant le soutien du Ministre Jean-Louis Borloo et de la secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet dans cette démarche, précisant qu'il faut oser ouvrir certaines « boîtes noires » de l'économie pour construire une activité qui tire profit du maintien des écosystèmes.

Jürgen TACK, président de l’EPBRS, a fait le constat, depuis la conférence « Biodiversité Science et gouvernance » en janvier 2005 à l’UNESCO, de l'aggravation des menaces pesant sur la biodiversité sans appropriation de la problématique par les entreprises. Les membres du comité de pilotage pensaient qu'il était impossible de trouver des experts de qualité sur le sujet, mais depuis les choses ont beaucoup changé.

Bernard Delay, président de la FRB a rappelé le rôle de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité et sa volonté de renforcer les liens collaboratifs avec la CDB afin de confirmer et valoriser les engagements de ses prédécesseurs envers l'IMoSEB ainsi que les partenariats avec Orée et Natureparif en particulier.

Ahmed Djoghlaf, secrétaire exécutif de la CDB a évoqué la crise financière qu’il a rapproché de celle de la diversité biologique et du nécessaire changement de paradigme dans la relation de l'homme à son environnement, en rappelant les travaux récents de Pavan Sukhdev et de Nicholas Stern sur le coût de l’inaction.

Jean Pierre Reveret, professeur au département de « Stratégie, Responsabilité sociale et environnementale » de l’Université du Québec a ouvert la première table ronde par une conférence sur l’état des connaissances. Ce dernier a rappelé que les entreprises sont au coeur de la problématique; une transformation par une approche d'interaction entre monde des affaires et du vivant est indispensable autant que le besoin de comprendre la logique des autres ; 
La notion de « valeur de la biodiversité » relance le débat sur celle du « temps » et devra déboucher sur une redéfinition des taux d'actualisation. La biodiversité doit perdre son statut d'externalité; une formation des acteurs et des décisionnaires semblent incontournable pour relever le défi que ces questions soulèvent. 2010 sera une année charnière, symbolique, tous les acteurs doivent être mobilisés pour un « new deal économique ».

Michel Trommetter, directeur de recherche à l’INRA a évoqué dans sa conférence introductive à la deuxième table ronde, les nouveaux signaux vis-à-vis des entreprises : le coût de l'inaction/coût de substitution/coût de délocalisation . L'approche économique doit être modifiée de manière à ne pas entraîner une décroissance de l'activité tout en préservant l’environnement. Il a présenté les travaux du groupe de travail Orée « intégrer la biodiversité dans les stratégies des entreprises » et insisté sur la nécessité de construire un langage commun pour avoir une meilleure approche :

Joshua Bishop, senor adviser, Economics and the Environment, UICN, a fait un état des méthodes économiques et des projets en cours en matière de réparation et de compensation ; il a rappelé les différentes  étapes de l’initiative européenne de « business and biodiversity » et a appelé à une réconciliation du milieu des affaires et de celui de la protection de la nature.

Luc Abbadie, professeur à l’Ecole Normale et à l’Université Paris 6, directeur du laboratoire de Biogéochimie et écologie des milieux continentaux a introduit la table ronde de l’après midi consacrée à l’ingénierie écologique et les entreprises. Ce positionnement intellectuel, qui « manipule » le vivant dans un système d’intégration supérieur, permet, en étant économe de matériaux et en énergie de réduire considérablement les impacts et de recréer des systèmes écologiques.

Rappelons que sous la conduite de Denis Cheissoux de France- Inter, quatre tables rondes se sont succédées :

  • Biodiversité & Entreprises: état des lieux
  • Biodiversité & Stratégies d'entreprises : un défi
  • Biodiversité & Compensation : les enjeux juridiques et économiques
  • Biodiversité & Compensation : les enjeux écologiques

Ghislaine Hierso, présidente de Orée, est intervenue lors du cocktail pour rappeler l’importance des travaux menés par Orée/IFB/FRB et remercier les organisateurs et les partenaires de l’évènement.

La journée a brillamment été conclue par Bernard Chevassus-au-Louis, directeur de recherche de l’INRA. Ce dernier est revenu sur le principe de précaution qui peut être un moteur de l’innovation et de croissance, comme la sécurité l’a été dans certains secteurs industriels.

Cette journée qui a mobilisé scientifiques,  entreprises, collectivités, associations n’est pas sans rappeler il y a quelques années, le rassemblement des compétences précédant la mise en place d’une communauté d’experts, le GIEC, autour du changement climatique.