Qu'elle soit à l'origine de manifestations, qu'elle en soit partenaire ou qu'elle y participe par le biais d'intervenants, l'Association Orée est très active dans l'actualité de la gestion environnementale et vous propose, dans cette rubrique, de vous tenir au courant des événements qui ponctuent cette actualité.
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L’International Society for Industrial Ecology fédère les acteurs de l'écologie industrielle au plan mondial. Son siège se trouve à l’Université de Yale à New Haven aux Etats-Unis.
La conférence annuelle de l’ISIE se tient cette année à Lisbonne, du 21 au 24 juin. Parmi les 8 propositions déposées par les principaux acteurs de la communauté scientifique française, Orée a obtenu une présentation orale en séance plénière pour son article de présentation du projet COMETHE, (coordonné par l’association), ainsi que l’exposition d’un poster présentant les travaux entrepris avec le Clersé (Centre Lilois d’études et de recherche socio-économiques) sur les questions spécifiques de gouvernance au sein des projets d’écologie industrielle, travaux qui s’inscrivent également dans le cadre du projet COMETHE. Orée sera représenté par Sabrina Brullot, de l’Université de Troyes, l’un des partenaires majeurs du projet COMETHE en termes de Recherche et Développement.
L’intervention orale se déroulera dans la matinée du jeudi 23 juin, au sein de l'atelier PS8.III : « Industrial Symbiosis ».
« Une agriculture écologique intensive pour répondre durablement aux besoins futurs de la planète ?». L’oxymore destiné à mobiliser les consciences a fait débat le 16 juin lors d'un petit-déjeuner Terra en présence de Michel Griffon en partenariat avec Orée représentée par Ghislaine Hierso et Sylviane Bantchik.
Directeur général adjoint de l'Agence nationale de la recherche, auteur de Nourrir la planète : pour une révolution doublement verte aux Editions Odile Jacob (2007), il plaide pour le pragmatisme d'un développement agricole durable, écologique, plus productif et équitable pour les producteurs. Il est le co-fondateur avec Bernard Chevassus-au-louis, du concept d’Agriculture écologiquement intensive.
Les prochains défis de l'agriculture sont immense : à l’horizon 2050, l’agriculture devra nourrir 9 milliards d’hommes en composant, comme la société dans son ensemble, avec les contraintes environnementales.
Alors que l’agriculture moderne dépend fortement de l’utilisation du pétrole, que ce soit pour la mécanisation, des labours, des semis ou des récoltes, pour l’irrigation ou la production d’engrais, (de l’extraction minière à la fabrication et au transport), elle devra consommer moins d’énergie, voire en produire. De nouveaux facteurs sont également à prendre en compte qui vont métamorphoser les systèmes de production : année après année les terres cultivables diminuent au profit d'une urbanisation croissante, beaucoup de sols s'épuisent par surexploitation, surpâturage, salinisation ou mauvais traitements liés à des techniques mal adaptées. Les nappes phréatiques baissent constamment car l'on pompe beaucoup plus vite l'eau qu'elle ne se régénère. A l'avenir l'agriculture devra améliorer la quantité et la qualité des espèces, fournir en plus grande quantité, peut-être produire des biocarburants, régénérer l'air et l'eau ou « fixer le carbone », réduire l'utilisation des produits phytosanitaires, préserver la biodiversité, s'adapter aux écosystèmes locaux....
Il y a urgence si l'on veut que l'espèce humaine qui a colonisé cette planète survive. Déjà des migrations accompagnées d'émeutes de la faim ont eu lieu.
On l'aura compris, l'agriculture a besoin d'une seconde révolution qui passe par l'émergence de pratiques innovantes et de leur diffusion. L'agriculteur va devenir un technicien qui devra collaborer étroitement, non seulement avec l'ensemble des acteurs de la recherche et des filières professionnelles mais également avec les établissements d'enseignement et les collectivités locales.
Déjà partout de nouvelles techniques s'inventent, vont s'inventer et s'expérimenter. Une nouvelle agriculture est en train de naître. Pour Michel Griffon, il s'agit d'utiliser plus intensivement les fonctionnalités naturelles des écosystèmes en exploitant le plus possible leurs capacités propres. En les améliorant et en renonçant en partie à l'usage intensif d'engrais et de molécules chimiques.
Un concept largement partagé par la sphère scientifique. Le défi lancé pour nourrir l'humanité au XXIe siècle est tellement grave et important, qu'il paraît inconcevable de se priver des progrès possibles de la génétique et des biotechnologies.
Les progrès de la science attendus dans ce domaine sont immenses. Elles concernent aussi bien la plante elle-même (améliorer la photosynthèse, la minéralisation, la fixation de l'azote, la réduction des besoins en eau) que les sols (optimiser la fertilité naturelle des sols, intensifier les cycles de production). Il conviendra d'associer les variétés et espèces différentes et rechercher dans la biodiversité de nouvelles sources d’alimentation ou d’énergie, tout en prenant en compte la valeur esthétique des paysages.
Cette révolution verte s'inspire largement de l'agriculture biologique au sens où elle entreprend d'intensifier les fonctionnement des écosystèmes, mais sans tabou idéologiques ; elle ne s'interdit pas de recourir subsidiairement aux technologies actuelles pour faire face à l'accroissement important des besoins de la planète. Son coût qui, selon Michel Griffon, ne doit pas peser uniquement sur les agriculteurs reste à mettre en place.
Le 16 juin, Orée représentée par Ghislaine Hierso participait également à la réunion de la Commission environnement du CNIS.
Le décret du 20 mars 2009 relatif au Cnis et au Comité du secret statistique a conforté le rôle du Cnis pour organiser la concertation entre les utilisateurs et les producteurs de la statistique publique. Il prévoit la mise en place de commissions thématiques en remplacement des formations existantes pour permettre une meilleure adéquation aux thèmes majeurs du débat économique et social.
La Commission Environnement, développement durable a pour objectif de veiller à ce que l’appareil statistique publique assure une observation satisfaisante des questions environnementales. Les questions relatives à l’énergie, aux transports et au logement y trouveront naturellement leur place.
La première réunion de la commission se déroulait mardi sous la présidence de Guy Paillotin.
Les principaux thèmes abordés ont porté sur les travaux engagés par les services de la statistique publique pour améliorer la connaissance du domaine.
En savoir plus sur les activités du Cnis
Les prix seront décernés aux lauréats à l'occasion du Salon Pollutec qui se tiendra du 1er au 4 décembre 2009 à Paris.
Les meilleurs dossiers des Prix Entreprises et Environnement seront ensuite transmis à la Commission européenne pour participer aux prochains European Business Awards for the Environment.
Ouverture des candidatures : mardi 19 mai 2009
Date limite de dépôt ou d'envoi des dossiers de candidature des entreprises : vendredi 10 juillet 2009
Les entreprises souhaitant faire acte de candidature peuvent contacter Thomas Mahias à Orée.
